Red Spirit

Hasta Siempre

Classé dans : Non classé — 3 août, 2008 @ 20:17

De sa main décharnée il s’empare du tube roulé sous la table. Tramblements, manque, excitation. Rien ne va plus. Les yeux révulsés et les lèvres crispée, il conssent enfin à s’assoir tout au bord du vieux canapé miteux. Inspiration, expiration. Dehors, tout brûle, d’énormes flammes illuminent ses 15 m2, la chaleur commence à se faire sentir. Le brasier s’étend toujours plus. « Appocalyse » dit-il en riant. Il est heureux. Le quartier a été évacué depuis bien longtemps, il n’a voulu entendre ni les sirènes, ni les cris, ni les pleurs. Il reste là, enfermé dans son studio, attendant patiemment l’asphyxie. Déjà l’odeur carbonisée de ce feu de joie caresse ses narines. Il est heureux, jamais de sa vie il ne s’était senti si libre. Dans deux heures, il ne sera plus.

Il se verse un verre de cognac, va chercher un glacon, il ne peut s’empêcher d’apprécier la froideur de ce bout de glace dans sa main en regardant les hautes flammes oranges de sa fenêtre. Le temps d’allumer une cigarette, il s’intalle maintenant dans le vieux fauteuil, tout aussi pourri qu’il avait ramassé un soir au coin d’une rue. Un fauteuil bien trop laid et usé pour que d’autres que lui conssentent à le garder. Tout comme lui. Ils finiront de la même manière, en cendres.

Il prend d’un coup une dizaine d’anxyolitiques, les fait descendre avec l’alcool. Et puis lui vient l’envie de jouir, une dernière fois. Déboutonne son vieux pantalon beige, crasseux et troué, plonge sa main à l’intérieur et sors sa bite déjà bien dure. Il commence à s’imaginer des filles, des salopes pleines de vices qui lui feraient subir tout ce qu’il n’ose pas même espérer dans la réalité. Mais peine perdue, ses pensées finissent toujours par se diriger vers le feu, vers sa mort prochaine. Et celà ne calme pas ses ardeurs, bien au contraire, sa queue est maintenant raide et gonflée à exploser. Encore quelques va-et-vient devant cette scène spéctaculaire et tout monte d’un coup, son foutre jailli avec une puissance qu’il n’avait jusque là encore jamais observée. Un long râle sort tremblotant du tréfond de sa gorge. Il essuie ses doigs poisseux sur son pantalon, allume une cigarette, finit d’un trait son cognac et….

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Un commentaire »

  1. Sébastien dit :

    dis excuse moi mais que veux dire appocalyse et ce msn bordel mdrrrrrrrrrrrrr

    Dernière publication sur Cinéma, Séries : Django Unchained, le making-of !! V.O

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